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UNE SEMAINE DANS LA COM’ : CARNET DE BORD D’UNE STAGIAIRE.



Très tôt, la fameuse question « Tu sais ce que tu vas faire plus tard? » retentit comme sonnant le gong de la fin de liberté de l’enfance. Trouver sa voie, sa place dans la société peut être une évidence pour certains et un vrai casse-tête pour d’autres.

Voici un autre article sur le sujet : LA SCOLARITE ✍ : entre rencontres inoubliables, hiérarchie des Bacs, et choix.

Tout le monde a sa place et un vrai rôle à jouer mais parfois, il n’est pas si aisé à trouver. Quand j’en ai eu marre de devoir rester muette quand la fameuse question tombait, j’ai décidé de prendre les choses en main. Ni une ni deux, je suis tombée sur des listes de métiers que proposait un site et j’ai procédé par élimination. Même si vous ne savez pas du tout ce que vous aimeriez faire, il est évident que certaines choses vous plaisent plus que d’autres et pouvoir aller au travail le sourire aux lèvres est important.



J’ai donc parcouru cette fameuse liste de métiers (incomplète forcément) et ouvert les onglets qui m’intéressaient. Petit à petit, en les parcourant, j’ai découvert de nouveaux métiers qui m’étaient inconnus et qui me plaisaient beaucoup!

Très rapidement, vous allez affiner votre sélection et le nombre d’onglets va grandement diminuer. Je me suis aperçue que le milieu de la communication me plaisait beaucoup et que la plupart des métiers que j’avais sélectionnés en faisaient partie.


Une fiche métier, c’est bien! Un stage en immersion, c’est mieux!

Mon année de seconde se terminant tôt, j’ai très vite voulu en profiter pour faire un stage  dans ce milieu. J’ai d’abord fais des démarches vers des agences de com’ à Lorient. Il est préférable de pouvoir se déplacer directement chez les entreprises mais dans mon cas, j’ai envoyé des mails et j’ai appelé plusieurs fois.

Soyez tenaces et mettez la chance de votre côté. Montrez que vous êtes motivés. Malheureusement, les agences de com’ que j’avais contactées ne pouvaient pas me prendre mais tout ne s’arrêtait pas pour autant, loin de là…

Mes parents ont été d’une grande aide et grâce à leurs contacts (ce n’est qu’un stage d’observation alors profitez d’avoir des contacts dans le milieu!) j’ai été acceptée en stage chez l’agence de com’ Pastelle tout à côté de Paris.

Je pense que pour certaines personnes, avoir le retour de quelqu’un sur son stage peut rassurer et motiver à se lancer, voilà pourquoi je vous propose désormais de découvrir mon carnet de bord, celui d’une stagiaire comme une autre, dans une agence de communication :

PS : Je vous conseille d’aller cliquer sur le lien pour découvrir les membres de l’équipe PASTELLE car vous serez amenés à rencontrer ceci :  » *  » tout au long de l’article à côté des noms des salariés. 


 

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Voilà maintenant arrivée l’heure du bilan.

Ce stage m’a fait découvrir différents métiers que l’on peut retrouver dans une agence de com’ et m’a donné l’opportunité d’échanger sur les contraintes et les avantages du milieu. Je pense que vous avez eu tous les détails dans mon carnet de bord mais si vous avez des questions, n’hésitez surtout pas!

Un stage donne l’occasion de tester sa capacité d’adaptation qu’il est toujours bien d’entretenir. Il donne également du relief aux fiches métier et c’est ce que je cherchais. On part de quelque chose de flou, de mots, auxquels on associe des images, des témoignages. Le monde du travail n’est pas facile et avoir quelques notions de ses contraintes et difficultés est toujours un plus.

Apprendre, apprendre, apprendre et s’enrichir un peu plus chaque jour. 

En conclusion, si vous avez l’opportunité de faire un stage, bravez votre peur de l’inconnu et lancez-vous!

Vous ne perdrez rien à faire les démarches, aller voir les entreprises et essayer. Je vous l’assure. Et un stage de plus sur le CV, ça ne fait pas de mal.

J’espère que ce retour sur ma semaine de stage enrichissante pourra vous servir et vous motiver à vous lancer. Utilisez les 5 conseils que je vous ai donnés et n’hésitez pas à venir partager votre expérience en commentaire.

Avant de finir, je voudrais remercier l’agence Pastelle qui m’a si gentillement accueillie durant cette semaine incroyable et qui m’a fait découvrir avec bienveillance tous les métiers qu’elle contient.

J’ai pris beaucoup de plaisir au cours de cette semaine dont je n’ai pas vu le temps passer. Merci encore à toute l’agence! 

D’ailleurs, si vous cherchez une agence de communication tout près de Paris, Pastelle est ouverte pendant toutes les vacances et mettra volontiers son talent sérieusement créatif à votre service!

A très vite, 

Emeline. 



 

 

 

 

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PEUR DE L’INCONNU : COMMENT S’EN DÉFAIRE EN CINQ CONSEILS.


La peur de l’inconnu, cette fameuse peur qui vous braque ne sera bientôt plus qu’un mauvais souvenir quand vous commencerez à appliquer les cinq conseils que je vais vous donner.

Cependant, je dois commencer par vous dire qu’il est normal d’avoir peur mais qu’il ne faut pas que ça devienne paralysant et handicapant. La peur fait partie de l’essence humaine, et, est nécessaire. Elle permet d’avancer, de se surpasser. N’avoir aucune peur est assez improbable, voir impossible ou inquiétant.

Hafid Aggoune, écrivain français, écrivait d’ailleurs dans son roman Quelles nuits sommes-nous? « La vie s’arrête lorsque la peur de l’inconnu est plus forte que l’élan.« 

J’ai moi-même souffert de cette peur un temps. Mon expérience en peu de mots?

J’avais besoin de savoir chaque chose qui allait se passer, d’avoir une sorte d’emploi du temps pré-rempli dans ma tête. A ce niveau-là, ce n’est plus de l’organisation… Petit à petit, j’ai fais face à ma peur parce que j’en avais marre et mes expériences m’ont forgée. J’ai compris comment en sortir et maintenant, je vais partager mon expérience avec vous.

Bon, ne perdons pas plus de temps à tergiverser, voilà mes 5 conseils pour en finir avec la peur de l’inconnu. Testé et approuvé : vous allez même commencer à aimer tellement l’inconnu que vous ne pourrez plus vous en passer par la suite.


Voici mon premier conseil, allez voir vos proches et amis ou même spécialistes, dans ce que vous rêvez de faire mais que vous n’osez pas à cause de cette peur. Cela peut aussi s’appliquer pour des choses plus banales.

Prenons un exemple, quand j’étais dans mes années « collèges », j’ai dû prendre le bus pour la ville d’à-coté afin de pouvoir aller à l’école de musique. La toute première fois, quand on m’a dit que je devrais prendre le bus, j’ai complètement paniqué. Je ne voulais pas le prendre. On est d’accord, c’était assez stupide… Il y une première à tout, et c’est souvent, cette fois-là, la plus difficile. Evidemment, je suis toujours là, donc prendre ce fameux bus ne m’a pas tuée.

Il faut se lancer mais parfois, avoir des conseils de la part des autres rassure beaucoup. Par exemple, si vous êtes paniqués pour votre JDC (ce n’était pas mon cas mais je sais que ça arrive), demandez autour de vous comment la journée se déroule, ce qui va se passer. Pour quelqu’un qui a peur de l’inconnu, connaître les majeures parties de la journée va déjà enlever un poids et un stress. On est tous embarqués dans le même bateau de la vie, alors entraidons-nous. Si vous voyez quelqu’un qui panique ou qui stresse, rassurez-le et soutenez-le! Voilà pour le premier conseil, passons maintenant au suivant.



A première vue, le conseil numéro 2 peut vous sembler un peu spécial mais il fonctionne. Je m’explique : un des seuls moyens de casser votre peur de l’inconnu est de lui faire face.

Par exemple, vous voulez revoir des amis d’enfance mais vous avez peur parce que vous ne savez pas comment cela va se dérouler, peur des silences, de rien avoir à se dire etc..

Faites-le quand même! Vous n’avez rien à perdre, bien au contraire! En effet, si vous n’allez jamais revoir ces amis, qui vous dit que ça se passera mal? Une fois que vous les aurez revus, vous pourrez émettre un avis. Il faut faire ce qu’on redoute de faire, cela permet d’arrêter de fuir la vie et de ne plus avoir peur de cette situation. Si vous faites face à chaque situation qui vous terrifie comme ça, vous allez voir votre peur de l’inconnu grandement diminuer.

Autre exemple, vous avez peur de partir seul(e) à l’étranger. C’est normal, c’est nouveau et vous ne savez pas comment cela va se passer mais vous ne saurez si votre peur est justifiée qu’en essayant! De plus, utilisez le conseil numéro 1, allez demander aux autres comment ça se passe, cela va vous rassurer et si vous ne connaissez personne qui est parti à l’étranger seul (pour un échange par exemple), vous pouvez toujours aller lire mon article sur le sujet où je parle de mon expérience à Budapest (Hongrie).



Nous voilà rendus au conseil numéro 3. Une fois que vous avez demandé de l’aide à vos amis, et que vous vous êtes mis dans une situation que vous redoutiez, c’est maintenant qu’il faut essayer de gérer la situation seul!

Par exemple, encore une peur dérisoire malheureusement, mais plus jeune, j’avais une peur bleue d’aller acheter quelque chose dans une boulangerie. Pour affronter ma peur, j’ai déjà commencé par demander à d’autres personnes de m’accompagner mais ce n’était pas pleinement efficace car je ne dépassais pas ma peur seule. Quand je l’ai fais seule, c’est là que ma peur a vraiment disparu.

Evidemment, elle ne s’évanouit pas du premier coup mais plus on se force à faire face à la peur, plus elle fond comme une glace au soleil! Bref, demandez à une amie d’aller avec vous pour revoir ces amis d’enfance que vous n’avez pas vu depuis des années, c’est bien mais le faire seul(e), c’est mieux! De plus, vous aurez ensuite la fierté de l’avoir fait tout seul et vous ne serez pas dépendant d’une autre personne quand vous vous retrouverez devant une situation qui vous stresse. Si vous l’avez déjà affrontée seul une fois, alors pourquoi pas deux, trois, quatre etc… Bref, essayez de combattre vos peurs, seul.



Voici le conseil numéro 4 : lancez-vous des défis! Je vous rappelle : vous avez demandé conseil auprès de vos proches et amis, puis vous avez fait exactement ce qui vous terrifiait en gérant la situation seul comme des grands, maintenant, il est temps de recommencer.

Vous aviez peur de vous perdre et vous avez su retrouver votre chemin une fois, recommencez, partez vous balader plus loin dans un endroit inconnu, lancez-vous le défi de ne pas vous perdre (soyez toujours quand même très prudents). Il ne vous reste plus qu’à vous prouver que vous pouvez le faire.

Nelson Mandela disait « Le courage n’est pas l’absence de peur mais la capacité à la vaincre« .

Quand vous commencerez comme ça à partir à l’aventure, de multiples péripéties vont survenir, tirez-en des leçons. Ce conseil nous conduit au dernier, le numéro 5 :



Maintenant que vous vous êtes lancé un défi et que vous l’avez relevé, commencez à explorer l’inconnu. Cela peut-être l’inconnu géographique mais aussi de situations, de paroles, etc. Gardez toujours le contrôle du navire mais baissez votre garde, laissez les choses arriver.

Tirez du négatif du positif et vous allez mûrir.

Vaincre la peur de l’inconnu, c’est découvrir un nouvel état d’esprit plus aventureux, c’est profiter de l’instant présent et des surprises de la vie. Quand vous aurez saisi que l’inconnu est le sel de la vie, vous allez commencer à l’aimer, à le chercher (je parle par expérience).

Il est normal d’appréhender les nouvelles situations mais il faut maitriser ses émotions, se forcer à rester le maître du bateau. La peur ne doit pas être le capitaine.


Eleanor Roosevelt disait « Chaque jour faites quelque chose qui vous fait peur.« 

 



J’espère que ces conseils vous seront utiles. Pour ceux qui sont terrifiés par l’inconnu, essayez de les appliquer et dites moi si vous voyez un quelconque changement.

Vous êtes capable de vous dépasser.

Les limites sont posées dans vos têtes, il suffit d’agir pour les briser et c’est un processus assez long mais qui rend libre.

Maintenant, il ne me reste qu’une question à vous poser :

« QUE FERIEZ-VOUS SI VOUS N’AVIEZ PAS PEUR? » 

 

A très vite, 

Emeline.

 

 

 

 

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PARTIR EN ECHANGE ERASMUS : UNE FOLLE OPPORTUNITE.

ED

Il a suffi qu’on vienne nous parler, une après-midi, de ce projet enchanteur pour que j’accepte. Partir presque trois mois en Hongrie, à Budapest avec Erasmus.

J’ai attendu le bon moment pour en parler à mes parents, vous savez ce moment parfait où tout le monde semble heureux, apaisé et, à même d’accepter certaines choses? Et alors que j’étais sûre que je ne pourrais pas participer à l’échange, Dieu me réservait bien des surprises plus qu’un an plus tard, le 20 septembre 2017, j’étais dans un avion pour Budapest, le sourire jusqu’aux oreilles, incapable de réaliser ce qui était en train de m’arriver.

On m’a parfois posé cette question (rarement) « Pourquoi pars-tu, tu pourrais rester là, tu vas manquer beaucoup de choses! » à laquelle je répondais « Mais voyons, je pars pour l’expérience, la langue, les rencontres, voyager et mûrir…. » C’est à la fin des presque trois mois que j’ai réellement compris pourquoi j’étais partie, ce que je cherchais sans même le savoir.



Avant de commencer, voilà quelques précisions sur l’échange pour celles et ceux qui voudraient se lancer :

-Je suis partie grâce à mon lycée qui a pris en charge les coûts d’avion.

-J’étais hébergée gratuitement chez ma correspondante qui elle aussi a été hébergée chez moi, en France.

-Le seul coût qui était à ma charge : les cartes de transports pour les métros et bus, les différentes activités que je faisais seule, ou avec des amis et forcément les repas de ces jours-là. C’est un budget à prévoir et à réfléchir avec sa famille avant de partir.

-En parlant de budget, je sais que c’est une question qui revient souvent : j’avais une sorte de « carte bancaire » où mes parents pouvaient rajouter de l’argent quand j’en avais besoin.

-Pour l’administration, j’ai eu besoin :

  • d’une carte d’identité
  • d’une autorisation de sortie du territoire (pour les mineurs)
  • de photos d’identité de rechange (ça peut servir)

Maintenant, passons dans le vif du sujet. Je pourrais aborder beaucoup de points différents concernant l’échange mais j’ai choisi ceux qui me semblaient les plus intéressants.

I- La langue ou plutôt la ribambelle de langues :

Atterrir dans un autre pays, c’est plonger dans une nouvelle langue, une nouvelle façon de communiquer. Je dois dire que je ne comptais absolument pas apprendre le Hongrois avant de poser les pieds sur le sol de Budapest, mais la ville aux airs charmeurs m’a vite fait changer d’avis.

Nelson Mandela disait « Si vous vous adressez à un homme dans une langue qu’il comprend, vous parlez à sa tête mais si vous vous adressez à lui dans SA langue, vous parlez à son coeur.« 

J’ai compris que je voulais être plus qu’une touriste, pendant trois mois, je voulais faire partie de la population, la comprendre, partager avec elle, lui montrer que j’étais là vraiment en immersion dans sa culture, son quotidien et non pas juste là pour prendre de belles photos de voyage et pour pouvoir dire que j’avais passé du temps à Budapest.

C’est d’abord dans ma famille d’accueil que j’ai appris mes tous premiers mots de Hongrois. Bonjour, au revoir, merci, désolée etc… à l’aide de jeux pour enfants. J’ai appris les couleurs et des mots simples comme je l’avais fais avec le français, des années auparavant.

Il faut savoir se montrer très curieux, toujours poser la question « Comment dit-on ça? Et ceci? Et cela? » Cela prouve d’abord notre véritable intérêt et, de plus, permet d’avoir un véritable échange plein de rires devant les erreurs de prononciation, les nouvelles lettres et sons ; mais dans les deux sens car, en échange, je leur montrais comment on disait le même mot en Français. C’est un PARTAGE!

Voir quelqu’un apprendre sa propre langue est magnifique, on perçoit toutes les subtilités, les choses qu’on a oubliées par habitude, la mélodie, les variations. Chaque mot devient splendide et prend tout son sens. C’est plus que des lettres assemblées les unes aux autres : un moyen de s’exprimer, de prouver qu’on mérite sa place.


Il faut savoir se montrer ouvert et courageux, ne pas avoir peur de se tromper. C’est la clé pour bien apprendre. J’étais déçue d’ailleurs de stopper net mon apprentissage de cette magnifique langue après les trois mois et j’aurais pu continuer mais c’était une parenthèse qui se refermait pour l’instant. Qui sait, un jour, je continuerais peut-être à apprendre les méandres de la langue Hongroise.

Plus haut, je disais « la ribambelle de langues« . En effet, mes oreilles se sont vite rendues compte que Budapest était aussi une ville cosmopolite. Je suis partie avec deux filles extraordinaires avec lesquelles nous avons eu l’opportunité, notamment, de discuter avec une dame en italien (les deux langues étant proches, nous avons réussi à nous comprendre).

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La langue pour laquelle j’étais venue reste bien évidemment l’anglais! Ce voyage a été un propulseur énorme. Bien que j’ai eu la chance d’avoir une maman qui me parle anglais depuis ma naissance (même si elle est française), j’avais quand même des difficultés.

Donc, résumons, avant de partir,  j’avais un excellent niveau de compréhension et un niveau assez bon à l’oral parce que j’avais déjà commencé à me parler toute seule en anglais (c’est une technique que je vous recommande, en effet, pour ceux qui aiment poser leurs pensées dans l’air pour les rendre concrètes, faites-le en anglais et vous allez voir des progrès incroyables survenir! Je ne vous mens pas, au début, j’avais du mal à trouver tous les mots mais un jour, au bout d’un mois ou deux à pratiquer cette technique, j’ai vu à quel point j’avais progressé. Malheureusement, pouvoir parler toute seule en anglais sans personne en face est plus simple que d’échanger en anglais avec les autres. Voilà en quoi cet échange m’a été si utile. Il m’a aussi beaucoup aidée à l’écrit où j’avais bien du mal… Pour ça, je vous conseille fortement de parler à vos nouveaux amis sur Facebook en anglais. Moi qui aime tant raconter, j’ai du apprendre à le faire en anglais. N’hésitez pas à aller vérifier l’orthographe des mots, la conjugaison… C’est comme ça qu’on progresse.

J’ai aussi eu la chance d’avoir un professeur d’anglais qui m’a marquée durant ces mois d’échange. Avec sa moustache, ses airs anglais et son humour, il m’a passionnée. A chaque cour, j’apprenais tellement. Grammaire, conjugaison, vocabulaire et autres subtilités se révélaient à moi. Ses cours étaient ludiques mais on avançait à une vitesse folle. Ils ont véritablement fait toute la différence, honnêtement.

Parler du matin au soir en anglais est au début assez compliqué (surtout quand on vient juste de se réveiller, mais justement, ça forme! On se rend assez rapidement compte des moments où notre langue commence à fourcher, sous la fatigue par exemple. Cependant, petit à petit, on s’habitue et tout devient bien plus fluide. Alors oui, j’ai vu de réels progrès en anglais à l’oral et en compréhension. Au début, saisir les accents n’est pas chose aisée et je devais beaucoup me concentrer mais au fur et à mesure, l’oreille s’habitue et on ne fait même plus la différence.

Je pense également que ces mois en Hongrie m’ont énormément aidée à prendre confiance en moi en anglais. En effet, en France, j’avais toujours peur de m’exprimer en anglais devant les autres, peur de cet accent français, de faire des erreurs etc…

Lorsqu’on se retrouve dans des situations où l’anglais est le seul moyen de communiquer, de rencontrer et de partager, on oublie ces barrières et on se sent beaucoup plus libre. Il faut se lancer et oser!

Pour finir ce chapitre sur les langues, voici un petit conseil :

Quand vous rentrez de l’échange, continuez à travailler la langue, à parler en anglais, seul(e) et à plusieurs. Ne gâchez pas les progrès, entretenez votre niveau. Apprendre du vocabulaire est une mission de tous les jours. J’ai commencé à lire en anglais en rentrant. C’est un des domaines auquel il faudrait que je consacre plus d’attention car je suis vite fatiguée en lisant dans une autre langue. Commencez par un livre que vous avez déjà lu en français. De ce fait, vous connaîtrez déjà le scénario! Prenez un morceau de papier à côté de vous et notez les mots inconnus. Cela peut sembler assez contraignant au début mais c’est utile.


II- Les rencontres : 

Partir à l’étranger rime avec rencontres et surtout avec correspondant. Et oui, un échange n’en serait pas réellement un sans une deuxième personne, pas vrai? J’ai eu la chance de « tomber sur quelqu’un » avec qui je me suis très bien entendue ce qui facilite les choses. Malgré ça, les débuts ont été assez difficiles tout de même.

Vivre avec quelqu’un que l’on a jamais rencontré avant n’est pas aisé. Il faut savoir faire de la place dans son quotidien, être à l’écoute. J’ai eu beaucoup de mal avec ça au début, je n’étais pas assez mature quand ma correspondante est d’abord venue en France. Quand mon tour est venu d’aller en Hongrie, j’avais grandi, compris un certain nombre de choses et j’ai été beaucoup plus ouverte à l’échange. Le cadre n’était plus le même non plus. Pour ceux qui se retrouveraient dans la même situation (et je sais que je n’ai pas été la seule), ne paniquez pas. La première partie de l’échange ne définit pas la deuxième. Tirez les leçons de vos erreurs (Voici un autre article sur le sujet de l’échec dans le lien) et faites des efforts. Essayer de traiter les autres de la façon que vous aimeriez être traité(e) lors de votre voyage.

Autre rencontre : ma famille d’accueil que je n’oublierai jamais. C’est une deuxième famille, qui m’a accueillie comme leur propre fille avec tant d’amour… Encore une fois, oubliez votre repère, plongez dans ce nouveau mode de vie, avec les nouvelles coutumes et habitudes. Essayez de comprendre votre nouvelle famille et de profitez de leur présence enrichissante. Ce n’est pas appelé échange pour rien!

ED

J’allais à l’école tous les jours ce qui m’a donné l’occasion de rencontrer des personnes formidables qui sont devenues mes amis et avec qui je garde contact. Je me suis sentie acceptée et c’est très important.

Si ça peut vous rassurer : vos amis vous attendent en France et ils ne vont pas s’envoler. J’étais moi-même assez anxieuse à l’idée que la dynamique de groupe puisse changer en mon absence, que mes amis m’oublient. Des craintes sans vraiment de fondement. Evidemment que les dynamiques de groupe changent, c’est normal et ça se passera avec vous ou non! Partir loin de vos repères amicaux va vous permettre de réaliser qui tient à vous, qui se préoccupe de vous et qui veux garder contact. C’est un peu un avant goût de ce qui va se passer quand chacun suit son chemin professionnel plus tard. Bref, pour cette peur que tout ait changé en revenant, ne vous en faites pas, c’est presque comme si vous n’étiez jamais partis.

N’oubliez pas que vous allez aussi vous faire des amis dans le pays où vous allez si tout se passe bien et que vous osez aller vers les autres. Ne restez pas qu’entre français si vous êtes plusieurs, testez-vous en solitaire! Même si vous êtes timides! 



J’ai eu la chance de tomber sur cette fameuse classe d’anglais qui est devenue mon refuge, mon brin d’air frais quand c’était difficile, car oui, au début c’est difficile et tout n’est pas rose.

Arriver dans un nouveau lycée avec une organisation différente, une langue qu’on ne comprend pas, sans aucun repère est très dur. On se sent seul, très seul, surtout que mes amies françaises qui étaient venues avec moi étaient, elles, dans un autre lycée. Encore une fois, cette difficulté s’est finalement transformée en avantage. Elle m’a forcée à aller vers les gens, à me booster. Etre confrontée à la solitude m’a beaucoup, beaucoup appris. Petit à petit, j’ai même commencé à aimer cette solitude et à la chercher. Maintenant, ces petits moments pour me retrouver me sont indispensables et me permettent ensuite d’avoir une meilleure relation avec les autres. Quand on est face à soi-même, cela permet de réfléchir, de résoudre ses problèmes, c’est essentiel!

Après la phase difficile des premiers moments est venue celle des premières amitiés. Le nom « échange Erasmus » prend tout son sens. On se rend compte que l’on est réellement ambassadeur de son pays, de sa culture, de sa langue et j’étais extrêmement honorée de l’être. De toutes ces rencontres, ces différences et ces sourires, je suis devenue si riche…

En dehors du cadre de l’école et de la famille, j’ai aussi rencontré des personnes formidables totalement au hasard : dans le métro, dans la rue, dans des lieux touristiques… Des rencontres éphémères mais à la valeur infinie!

Quand on est à l’étranger, on ose davantage aller vers les gens (ce n’est, bien-sûr, que mon propre ressenti). En France, on oublie parfois que même si on comprend la langue, et qu’on habite dans ce pays, ce n’est pas pour autant qu’on connaît les autres et qu’il faut juste vivre sa vie, la tête dans le sable sans s’occuper des autres. Me rendre compte de ceci a été très enrichissant. 


Toutes mes rencontres sont maintenant gravées à jamais dans mon carnet de voyage que je remplissais jour après jour, racontant toutes mes péripéties, mes problèmes, mes doutes, mes peurs, mes joies incroyables, mes découvertes, absolument tout.

Je vous recommande d’ailleurs si vous faites un échange de ce type d’en tenir un, certes, parfois cela peut sembler contraignant mais quand on rentre, ce carnet de voyage devient un trésor car on oublie vite. En étant régulier, en profitant de tous ces instants où vous n’avez rien à faire, vous pouvez y arriver et tous ces sentiments éphémères seront ensuite gravés à jamais sur le papier. N’attendez pas deux semaines avant de commencer, c’est assez dur de rattraper les jours surtout quand on aime raconter avec autant de détails comme dans mon cas.


ED

III- Des découvertes culturelles : 

J’étais scolarisée mais je n’avais que des cours de français, d’anglais, de russe et de math ce qui me laissait beaucoup de temps après l’école pour aller découvrir le patrimoine culturel de la ville. J’ai pu visiter le parlement :

l’église Matthias ou encore, la basilique Saint-Étienne :

La ville de Budapest regorge de mille trésors. D’ailleurs, si vous voulez un article plus précis sur le sujet, j’en écrirais un bientôt avec des recommandations de visites, des astuces et autres petites choses qui fera office de « partie 2 » à cet article. Je parlerais notamment de gastronomie : un sujet assez sensible! J’espère que vous avez hâte 😉


IV- L’expérience et ce qu’elle apporte :

Partir à l’étranger c’est se tester, s’apprivoiser et apprendre à se connaître. Loin de la famille, du quotidien et face à de nouveaux problèmes, et situations, je me suis rendue compte que j’étais capable, que je pouvais m’orienter, faire preuve de réflexion, de calme. Au fur et à mesure que le temps s’écoulait, j’ai découvert que j’aimais l’aventure.

J’aimais m’aventurer, découvrir, essayer, me tromper et finalement réussir!

J’ai compris qu’aller à l’école, rentrer, faire mes devoirs et ainsi de suite pendant un an n’était pas vivre (enfin ne correspondait pas à la définition que je me faisais de vivre). Je voulais donner de la valeur à mes journées, me coucher heureuse et avec ce sentiment indescriptible d’accomplissement. Cela ne signifie pas qu’il ne faut pas aller à l’école, faire ses devoirs et travailler, bien au contraire car cela prépare notre avenir mais j’ai compris que je ne voulais pas que mon monde tourne uniquement autour de ça! Mon échange Erasmus en Hongrie a été un déclic dans ce sens. 

Je suis rentrée avec des projets plein la tête, des envies, ma vision de la vie avait changé. Après mon 16ème anniversaire, pour la première fois j’ai établi une liste de choses que j’aimerais faire dans ma vie.

Dessus était écrit « ouvrir un blog ». Quelques jours après, j’ai contemplé cette fameuse inscription et je me suis dit « Et bien, pourquoi pas maintenant? Qu’est-ce que j’attends? »

Voilà comme est né le blog et depuis son ouverture en février, il ne fait que grandir pour mon plus grand bonheur.

Il m’a donné l’occasion de rencontrer des blogueuses incroyables avec qui j’ai eu de véritables échanges sur un ensemble de sujets complètement différents, d’échanger avec les lecteurs, de PARTAGER! Je me suis beaucoup enrichie. Pour ça, chers lecteurs, je vous remercie! VRAIMENT!


 

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Pour finir, je pense qu’il est judicieux de parler du retour en France.

Je n’avais pas manqué énormément de cours durant mon absence parce que je m’étais organisée pendant l’été et j’avais commencé le programme en prévision. Je savais déjà quand j’allais partir, ce qui m’a permise de prévoir en ce sens.

Je n’ai pas vraiment travaillé mes cours français quand j’étais en Hongrie. Quand on est prit dans le tourbillon de l’échange, on ne pense pas vraiment à ça…

En rentrant, organisez-vous et rattraper ne sera pas une corvée. Faites-le dès votre retour et profitez des vacances suivantes si l’échange se termine juste avant. Par exemple, je suis rentrée début décembre donc j’ai rattrapé le peu qu’il y avait, doucement et pendant les vacances de Noël. Je sais que les vacances ne sont pas vraiment destinées à ça donc organisez-vous comme vous le pouvez mais n’attendez pas le dernier moment.


Concernant la partie un peu plus émotive, rentrer a été dur les premières heures. J’étais un peu perdue, je ne réalisais pas encore que l’échange était terminé. Petit à petit, le quotidien reprend le dessus et nous voilà repartit dans la routine habituelle à quelques changements près… Voici l’étape du retour en phases :

  1. J’ai eu l’impression que tout ce qui s’était passé était un rêve irréel
  2. J’ai eu l’impression d’être incapable de faire tout ce que j’avais accompli en Hongrie
  3. Le manque est arrivé par phases
  4. Petit à petit tout s’est stabilisé et est revenu à la normale.
ED

En résumé, cet échange m’a apporté beaucoup de positif. Je suis bien plus patiente, calme et réfléchie. Ces presque trois mois ont été si forts en émotions. J’étais tellement épanouie et heureuse, je crois que je me suis réellement « trouvée » à ce moment-là.

Est-ce que ma famille me manquait? Quand on se retrouve dans le tourbillon de l’échange, dans un autre pays, on n’a pas vraiment le temps de réfléchir à tout ça. Elle m’a manqué au début, quand j’étais assez seule et j’étais heureuse de rentrer à la fin mais le manque n’était pas vraiment présent.

Il ne faut pas que ça devienne un handicap. Il faut laisser ça et nos problèmes derrière nous et profiter car le temps file à une vitesse incroyable.

Est-ce qu’on manque des choses? Inévitablement : oui! Malheureusement on ne peut pas être à deux endroits à la fois mais ce que j’ai vécu en Hongrie a tellement de valeur que rater ce qui a bien pu se passer en France n’est pas très important… Il faut accepter la situation et profitez de l’instant présent.

Je me suis rendue compte à quel point trois mois peuvent être remplis de mille et une choses. Gaspiller ses journées, selon moi, c’est assez égoïste par rapport aux personnes qui ont leurs jours comptés.

N’oubliez pas, chaque journée compte, sortez, marchez, découvrez, VIVEZ!

Merci à Solenn et Marion -qui se reconnaîtront- de m’avoir accompagnée dans cette folle aventure, vous êtes incroyables et mon voyage n’aurait pas été le même sans vous.

Merci à mes parents de m’avoir donné une des plus belles opportunités de ma vie et m’avoir fait confiance.

Merci à ma famille d’accueil qui j’aime tellement et qui restera à jamais dans mon coeur.

Merci à mon lycée, sans lui, rien de tout ça n’aurait été possible…

Merci à la Hongrie de m’avoir accueillie et acceptée.

Merci à toi, cher lecteur d’avoir lu cet article jusqu’à la fin!

A très vite,

Emeline. 

Keep your goal in mind

 

 

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SECURITE NUMERIQUE : TOUS CONCERNES!

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Aujourd’hui, une réelle révolution numérique est lancée mais il faut qu’elle s’accompagne d’une large prévention et de prudence. J’ai eu la chance d’assister récemment à une conférence particulièrement intéressante qui a eu lieu à Brest au mois de Juin dernier et j’ai pensé judicieux de vous partager ce que j’y ai appris. Mais avant toute chose, voici une petite clarification pour ceux qui se demanderaient :

La sécurité informatique? Quesaquo?

La sécurité informatique est une discipline qui se veut de protéger l’intégrité et la confidentialité des informations stockées dans un système informatique. 

1– La sécurité informatique est liée à la culture et à l’Histoire.

Déjà autrefois, les puissances se disputaient les richesses créant un monde colonial partagé selon les frontières, les religions, ou encore, les rivalités ethniques. Chaque puissance possèdait une identé forte et une culture qui lui était propre.

Voyez par exemple à quel point la notion du temps évolue selon les pays. Dans l’hémisphère nord (je généralise bien sûr), tout le monde s’accroche à son agenda, ses rendez-vous, ses horaires alors qu’en Afrique par exemple, le temps s’écoule d’une tout autre manière. Il y a une citation sénégalaise qui affirme : « Tous les blancs ont une montre mais ils n’ont jamais le temps. »

Ces petites différences nécessitent une bonne connaissance de la culture d’autrui car elles peuvent facilement dégénérer en conflits.

Ces conflits dont on parle se situent dans plusieurs espaces : l’air, la mer, la terre ou encore, l’espace. Toujours est-il qu’actuellement, un cinquième espace est entré dans la course : l’espace du numérique. 


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2– Les cyber-attaques :

Les cyber-attaques se construisent selon la culture de la nation -cette fameuse culture dont nous parlions un peu plus tôt- et cherchent à exploiter les vulnérabilités du système informatique :

  • la vulnérabilité organisationnelle
  • la vulnérabilité réglementaire (lois, chartes, procédures…)
  • la vulnérabilité environnementale (infrastructures)
  • la vulnérabilité informatique (configuration)
  • la vulnérabilité humaine (comportement, formation, motivation…)

3– La pyramide des cyber-attaques :


1% : Les cyber-armes :

Leur but : détruire la menace étrangère


9% : Les cyber-attaques ciblées -ex : l’espionnage industriel- :

Son but : Le vol d’informations

Il nécessite une longue phase préalable de recherches.


90% : La cybercriminalité

Son but : Les avantages financiers

S’exprimant sous la forme de virus, ou encore de pièces jointes dans les Spams par exemple, l’attaque est néanmoins de courte durée.


 

Le reste des attaques représente les attaques ciblées qui peuvent durer des années.


4– Le mode d’action :

Voilà les phases majeures des cyber-attaques :

  • La recherche
  • L’analyse des failles, des vulnérabilités
  • L’action

5– Des exemples de cyber-attaques :

Commençons d’abord par la plus répondue : le vol de portable. Un portable est volé toutes les dix minutes en Europe, c’est phénoménal!

Vous avez aussi, certainement entendu parler de crypto-virus ou de rançongiciels chiffreurs? Mais comment ceux-ci fonctionnent-ils? 

Ce type de logiciel malveillant a une action rapide et irréversible. Son rôle est de chiffrer toutes les données contenues dans l’ordinateur et les périphériques qui y sont connectés. L’attaquant possède ensuite le « mot de passe » (une clé privée par exemple) de déchiffrement des données et demande une rançon à la victime pour qu’elle puisse accéder à nouveau à ses données. Attention : il peut aussi ne pas vous la donner malgré le paiement de la rançon. Le risque en vaut-il la chandelle?

Il est nécessaire de sauvegarder ses données afin de ne pas avoir à payer pour les récupérer. Il est utile de préciser qu’une sauvegarde connectée à l’ordinateur n’est plus une sauvegarde car celle-ci va également être chiffrée. On peut par exemple sauvegarder les données sur un disque dur externe (débranché bien-sûr).

De faux points Wifi, wifi ouverte (dans les gares, aéroports…) peuvent également être créés par des personnes malveillantes afin de récupérer des informations sur une victime ciblée en exploitant ses habitudes de navigation, sa routine pour aller au travail par exemple. Des vulnérabilités du système d’exploitation peuvent être utilisées pour s’infiltrer dans le système de la cible. Le ciblage de quelqu’un de précis n’est pas systématique, les buts ne sont pas les mêmes et parfois, de nombreuses personnes sont ciblées.


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6– Recommandations :

Les cyber-attaquants s’appuient sur la confiance des utilisateurs envers la sécurité. Je m’explique :

Premièrement, vous avez sûrement déjà aperçu un petit cadenas vert à gauche de la barre d’url?

Et bien, sachez qu’il ne veut…pas forcément dire que vous êtes en sécurité. Il signifie que votre communication AVEC le site est sécurisée, non pas ce qui se passe APRES. On peut créer un site SECURISE qui vole les identifiants comme un faux site Facebook par exemple. Le cadenas vert sera présent mais vous n’êtes pas en sécurité. La personne va s’identifier sur le faux site Facebook qui va la rediriger vers le vrai site internet. Elle pense que ce n’est qu’un bug alors qu’en fait, on vient de lui voler ses identifiants.

Voici donc la première recommandation : ne vous fiez pas uniquement au cadenas vert mais plutôt au nom de domaine (nom de site internet si vous préférez). 
  • Regardez la différence entre ces deux noms de domaines :
  • wordpress.com
  • w0rdpress.com
  • Ils ont l’air très similaires n’est-ce pas? Et pourtant, le deuxième nom de domaine est faux!

Regardons maintenant les signatures électroniques qui formeront la deuxième recommandation de prudence :

Nous avons voulu télécharger Mozilla Firefox pour vous montrer. Regardez la capture d’écran ci-dessous et plus particulièrement l’éditeur!

La présence de l’éditeur prouve que le logiciel n’a pas été modifié par quelqu’un de malveillant car on peut voir écrit « Mozilla Corporation ». On peut toujours aller vérifier le certificat. Pour ça, cliquez sur Mozilla Corporation où est le curseur. Voici ce qui apparaît :

Cliquez ensuite sur « affichez le certificat ».

Voici le certificat. On voit bien par qui il a été délivré et sa validité.

Précision : les applications Android et Apple sont signées par un certificat appartenant au développeur. Cela protège la possiblité d’usurper l’identité du développeur en postant une version fausse de l’application.

Récapitulons :

Quand vous téléchargez un logiciel, faites attention à l’éditeur (méfiez-vous si l’on vous dit que l’éditeur est inconnu) et au certificat (validité etc).

Les signatures électroniques sont notamment utilisées par les grandes entreprises pour prouver la provenance des mails et leur intégrité.

Copyright : https://www.enigmail.net

L’enveloppe que vous voyez en haut à droite et le bandeau « Enigmail » prouvent que le mail n’a pas été alteré. Notre conseil : vérifiez toujours que l’email est signé.


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7– Vous êtes victimes : se faire aider!

Jérôme Notin est venu présenter à la fin de la conférence le site https://www.cybermalveillance.gouv.fr/  dont il est le directeur général.

La platerforme permet de porter assistance aux victimes de cyber-malveillances et propose aussi des fiches réflexes destinées à la prévention. Elles contiennent :

  • des contenus simples à comprendre pour le grand public
  • des recommandations

Créé il y a 3 ans, le dispositif ACYMA (actions contre la cybermalveillance) a déjà assisté 14200 victimes depuis le lancement et créé ainsi un véritable observatoire de la menace numérique.

Il est également prévu d’essayer de proposer une vaste campagne de sensibilisation quand les fonds seront disponibles et une plus grande aide à la formation des policiers et des gendarmes, parfois peu au courant des dernières avancées sur le terrain numérique.

Il faut aussi que de nouvelles polices d’assurances voient le jour s’adaptant à cette  menace car les offres pour l’instant proposées ne sont pas encore adaptées aux besoins du marché.

Il serait aussi judicieux que l’éducation nationale décide de sensibiliser les enfants, qui sont -ne l’oublions pas- les pilliers du monde de demain.


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Avec l’aide du développeur Williamdes, nous avons essayé de couvrir ce sujet vaste. Evidemment, nous n’avons pas pu parler de tout mais j’espère que cet article vous aurez été utile. Il est nécessaire d’être très prudent et de ne pas accorder sa confiance trop rapidement. Beaucoup de personnes sont touchées par les cyber-attaquants que ce soit des particuliers, ou des entreprises. Il est nécessaire de sensibiliser votre entourage à ce sujet. En tant qu’utilisateur, nous nous devons d’être prudent. Prudence, prudence, prudence!

A très vite, 

Emeline. 

Cet article a été écrit en colaboration avec Williamdes, développeur web.

SECURITE

 

 

 

 

 

 

 

 

 

À la Une

MON HISTOIRE

Je n’en reviens toujours pas d’être capable de parler de ça. Si on m’avait dit que je serais en train de partager mon histoire, ne serait-est ce qu’un an auparavant, je ne vous aurais jamais cru. J’ai besoin de le faire, c’est une étape de la thérapie et je le sais. Détrompez–vous, je ne le fais pas pour choquer ou me montrer mais pour tous ceux qui ont vécu ou vivent ce que j’ai vécu, seuls au cœur de ce non-dit, sans réponse à leurs questions. Pour la première fois, vulnérable, je décide d’être honnête et de mettre fin à ce idéal faux de la perfection.


Tout à commencé quand je n’étais qu’une enfant. J’ai découvert la masturbation toute seule à cette époque, je ne savais même pas comment ça s’appelait. Pour la petite fille que j’étais, ça n’était relié à une aucune notion de mal ou de bien. Je trouvais ça drôle, j’avais inventé quelque chose.

La situation a commencé à se gâter à la puberté. Comme tout le monde, mon corps changeait et j’ai attribué certaines de ces modifications à la masturbation. (Je ne savais toujours pas comment ça s’appelait). Dieu me punissait certainement et c’est pour ça que mon corps changeait (enfin c’est ce que je pensais). C’est à ce moment qu’une notion de mal est apparue. Je croyais vraiment que si j’arrêtais, mon corps arrêterait de changer… Quelle naïveté vous me direz ! Evidemment, même quand j’ai essayé d’arrêter, le bouleversement de la puberté n’a pas changé et a continué l’air de rien. C’est clairement à cette période que tout s’est compliqué. J’ai commencé à avoir un rapport très négatif avec mon corps, je n’en prenais clairement pas soin, je rejetais ce « nouveau » corps. Je dois être honnête, j’ai détesté si fort les premières années de ma puberté.

A l’adolescence, les émotions se contrarient, le chamboulement est total. Comme d’autres personnes pourraient se réfugier dans la drogue, l’alcool, ou la nourriture, je me suis réfugiée dans ce que je connaissais : la masturbation. Tout a vraiment pris de l’ampleur quand une amie de ma sœur m’a demandé si je connaissais le nom d’un site pornographique. J’ai répondu à la négative et elle s’est mise à rire en m’invitant à aller voir. Elle n’aurait jamais dû. J’avais été piquée dans mon orgueil de ne pas savoir et dans ma curiosité et je suis allée voir. La première fois, j’étais choquée devant tant de violence. D’ailleurs, je ne comprends toujours pas pourquoi j’y suis retournée une fois, puis une autre. Ceci a accompagné ce qui est devenu une addiction à la masturbation. J’en ai voulu à cette fille pendant des années, mais j’ai finis par comprendre qu’elle n’avait pas mesuré l’ampleur de son acte, qu’elle ne savait même pas les conséquences que ça avait engendré. Ne dites jamais ça à un enfant, jamais, s’il vous plait. J’ai perdu mon innocence de petite fille, je me sentais tâchée…

Déjà à cette époque, je voulais arrêter, j’avais compris que c’était mal pour moi mais, malheureusement : une addiction est une addiction. J’ai continué à grandir et mon mal-être avec. Quand je cherchais des expériences similaires, des conseils, je ne trouvais que ces forums aux multiples techniques de masturbation que je connaissais déjà toutes, remplis d’encouragements à le faire mais jamais, jamais, jamais, je n’ai trouvé un article comme celui que je suis en train d’écrire. Chacun vit son expérience et vous, qui lisez l’article, pouvez très bien le vivre mais ça n’a pas été mon cas. Je ne juge personne qui le fait, chacun son histoire, son ressenti, son avis et son bien être.


La masturbation m’a entraîné dans un tourbillon sombre, ancré dans les profondeurs de mon cœur. Cette sensation me paraît si loin et essayer de me la rappeler me replonge dedans même si c’est nécessaire.

Je me sentais si mal, je cachais ça à tout le monde. Personne n’était au courant : vous voyez quand quelqu’un vous confie un secret comme c’est si dur de n’en parler à personne ? Et bien, au moins, dans ce cas, vous êtes deux à le savoir, deux à partager ce poids. J’étais seule, seule, désespérément seule. Que fait-on dans ce cas-là ? On continue de le cacher à tout le monde, on apprend à garder un masque lisse et parfait en tout occasion mais lorsqu’on entend quelqu’un nous dire qu’on est parfait, qu’on doit sûrement ne rencontrer aucun problème, qu’on ne peut pas comprendre les siens, on a envie de lui rire à la figure.

Un jour, des garçons m’ont montré en riant des photos de femmes nues sur leur téléphone. Ils m’ont demandé si cela me choquait…les pauvres, s’ils savaient. A ce stade-là, je n’avais déjà plus d’innocence.

J’en ai déjà parlé dans un précédent article, ce droit de ne pas sourire. Parce que oui, oui et oui, quand on va si mal, tenir le masque est si dur. Et je pèse mes mots. A la question fare de début de matinée « ça va ? », j’étais devenue une professionnelle à répondre « oui, très bien et toi ? ».

Les gens se confiaient à moi mais jamais moi, à eux. Je préférais trouver des solutions à leurs problèmes qu’aux miens. Je passais après. Durant ces années collège, je n’ai cessé d’essayer d’arrêter, de multiples fois, sans jamais y arriver. Quand on a ce tourbillon noir en nous, ça impacte notre relation avec les autres. On devient irrité, on sur-réagit, on refuse le contact, on devient agressif. Je me détestais d’infliger ça aux autres mais c’était le seul moyen pour moi de garder le masque, le seul moyen que j’avais trouvé pour me protéger. Personne ne devait savoir, jamais. Je voulais emporter mon secret dans ma tombe et en même temps, crier au monde que ça n’allait pas. En fait, je pense que tous ces symptômes de repli sur soi, n’étaient que des appels au secours d’une certaine manière. « Qu’est-ce qu’il y a ? Rien. » Mais dans « rien » était caché « tout ». Je crois que j’étais plutôt habile à cacher tout aux autres parce que si je n’en avais pas parlé, personne n’aurait su.


La première étape de ma guérison ?

Mon premier pèlerinage à Lourdes, en classe de cinquième. Dans ma relation à Dieu, c’était un déclic. J’ai cru que ça changerait tout mais on finit toujours par retomber, se relever, retomber, se relever. On se dit que ça sera la dernière fois mais ça ne l’a jamais été à cette époque.

Ma deuxième étape de guérison ?

Mon deuxième pèlerinage à Lourdes en classe de quatrième. Celui-ci à tout changé. On est allé voir une conférence d’un groupe d’ex-toxicomanes. L’un d’eux nous a raconté son histoire et dans chaque étape de l’addiction qu’il décrivait, je me reconnaissais. Quand il parlait de ce petit garçon en lui qui pleurait encore et encore, les bras dans les genoux, d’avant en arrière, j’ai eu envie de lui dire que j’avais la même petite fille en moi. Quand il nous a prouvé qu’il s’en était sorti, c’était trop pour moi. Il a ajouté quelque chose qui m’a bouleversée, « Dieu m’a fait comprendre que peu importe ce que je pourrais faire, il avait toujours été là à m’aimer et m’attendre. » Toujours, toujours, toujours. Les larmes que je retenais depuis tant d’années, ce barrage que j’avais construit entre moi et les autres a céder. J’ai eu la plus grosse crise de larmes de ma vie. Pendant une heure, j’ai pleuré, pleuré, pleuré, de crise de larmes en crise de larmes, à presque suffoquer, m’étrangler dans mes sanglots. J’ai pleuré pour beaucoup de choses et pas seulement mon addiction. J’ai demandé à la vierge Marie pourquoi ? Pourquoi ? Pourquoi ? Pourquoi MOI ? Pourquoi je devais endurer ceci, et tous les mauvais agréments qui vont avec : un haut niveau de stress qui engendrait des mains moites continuellement (oui je sais, ce n’est pas très ragoutant), une incapacité à parler de mes problèmes, un renferment sur moi-même invisible alors que j’étais si ouverte à l’école, avec mes amis ou les autres. Tous, sauf ma famille. Je crois que j’ai eu peur qu’ils découvrent, eux qui me connaissaient si bien, je devenais une étrangère. J’avais honte, tellement honte. Honte de moi, de mon corps, de ces mains, de cette addiction. Il n’y avait aucun signe visible de ma mélancolie, à part ces sautes d’humeur ou mon comportement avec ma famille. Je leur demande pardon, c’était la seule façon que j’avais trouvé pour les protéger de la triste vérité, de moi-même, d’apprendre que leur fille n’était pas que la meilleure de sa classe, celle qui a tant d’amis ou qui réussit si bien. Peur de tous les dégoûter. Quand je m’énervais, je criais fort, haut, mais c’était une façon de me crier dessus. J’étais si faible, je voulais montrer le contraire à tout le monde et je m’en voulais prondément.


En troisième, beaucoup de choses ont profondément changé. J’ai découvert au cours de recherches que l’Eglise catholique considérait la masturbation comme un péché. Mais je ne comprenais pas pourquoi, même elle, ne me soutenait pas, j’étais vraiment seule sur le coup. Malgré tout, ce fait m’a décidé à aller me confesser. Je me souviens encore de la première fois, la première fois à réussir exprimer ces mots à haute voix. Pas si haute que ça, je les ai chuchotés. Je me sentais déjà un peu mieux mais j’ai encore recommencé. C’est à cette époque que j’ai complétement arrêté la pornographie. Du jour au lendemain, j’ai décidé et j’ai arrêté. Malheureusement, on ne peut pas dire de même pour cette foutue addiction.

Celle-ci m’avait éloigné de Dieu, j’étais tellement tombée que j’avais perdu espoir. J’avais arrêté de me confesser, arrêter de me battre. Alors, c’est un vitrail qui m’a en quelque sorte sauvée à ce moment-là (ça semble particulièrement étrange mais attendez de voir). J’étais à la messe comme tous les dimanches quand je tourne la tête vers ma gauche et que mon regard se pose sur ce vitrail. A la gauche de celui-ci, des anges aident les fidèles à aller au Paradis alors qu’à droite ils poussent les autres vers les flammes de l’enfer. Un de ces hommes me fixe, les yeux écarquillés, il me dit « ne finit pas comme moi ». Cette phrase m’a suffi, je me suis rendue compte à quel point j’avais laissé tomber ma relation avec le bon Dieu. J’avais tout perdu. Ma confiance en moi, ma famille que je rejetais, et maintenant Dieu. A ce moment-là, j’avais tout essayé, tout, tout, tout mais rien n’avait fonctionné, rien ne m’avait sauvée. J’ai alors fait une de choses les plus dures de mon existence, je me suis avouée vaincue. J’ai dit à Dieu « Ok, très bien, je suis désolée. J’ai tout essayé mais rien ne fonctionne. En fait, non. Je n’ai pas TOUT essayé. La seule chose que je n’ai pas voulu faire c’est de vous demander de l’aide. J’ai voulu me battre seule, prouver que je pouvais m’en sortir SEULE mais j’ai compris maintenant….Je ne suis rien. Rien du tout et je suis incapable de me battre seule. Mon Dieu je suis tellement désolée, je vous demande votre aide. Vous êtes mon dernier espoir. » J’ai reçu une grosse claque dans la figure quand je me suis rendue compte que :

  1.  Je n’étais pas forte.
  2. J’étais incapable de guérir seule
  3. J’avais eu tellement d’orgueil que je n’avais jamais demandé à Dieu son aide.

Ce moment a été la plus grosse leçon d’humilité de ma vie mais aussi m’a procuré un sentiment immense de réconfort. Dieu m’a dit « Ok, ça va aller, maintenant on se bat ensemble ». C’était formidable. J’étais plus seule.


La troisième étape dans ma guérison ?

Encore une confession mais cette fois, elle changerait tout. Je m’y étais préparée, j’avais pleuré, pleuré, pleuré le jour avant. Je me croyais incapable de tout dire à un prêtre mais mon ange gardien me soufflait à l’oreille « vas-y, tu vas y arriver », en boucle. J’étais « non » et lui « bien sûr que si. » Il avait raison puisque je l’ai fait. Cette fois, je n’ai pas chuchoté, à travers mes larmes, j’ai tout expliqué et moi qui pensais me retrouver face à un jugement était juste face à ce prêtre plein de bienveillance, qui m’a consolé et m’a montré que je m’en sortirais même si ça prendrait des mois, ou des années. Et il avait raison.

Je ne l’ai plus fait pendant plusieurs mois. J’ai demandé de l’aide à Dieu, à chaque fois que j’y pensais. C’était miraculeux, vraiment miraculeux ! Moi qui avais l’habitude que ça envahisse mes pensées tous les jours, j’ai commencé à réaliser que parfois, je n’y pensais pas. Ces minutes de répit sont devenues des heures puis des jours. C’était un vrai miracle.


Quatrième étape de ma guérison ?

Comme je l’ai dit dans mon précédent article sur la scolarité, je suis partie en échange Erasmus. C’est lors de ce voyage que pour la première fois je me suis confiée, pas à l’oral (non je n’en n’étais pas encore capable) mais à l’écrit. J’ai commencé à discuter avec quelqu’un qui était dans ma classe en France. On a parlé de nos problèmes mutuels. J’ai compris que lui aussi avait un masque, je ne sais pas comment, je l’ai juste vu. J’ai été complétement honnête et lui aussi et c’est la première fois que la masturbation m’a aidé d’une certaine manière. Je m’explique : il souffrait d’une addiction à l’alcool, à la mutilation et pensait fortement au suicide. Je pense que sans mon expérience de l’addiction, je n’aurais jamais été capable de le comprendre et de l’aider. Je n’avais pas choisi quelqu’un de proche pour raconter mon histoire et me confier, je n’avais choisi personne, ça c’est juste fait comme ça. Lui aussi ne montrait rien en apparence, on était de beaux menteurs tous les deux…Tous les deux avec notre masque, à faire bonne figure alors qu’on se battait contre nous-mêmes. Je peux vous dire que se battre contre soi-même est le plus dur des combats. Après m’être confiée à lui, je me suis confiée à un nouvel ami, hongrois cette fois-ci. J’ai dû le faire (encore une fois à l’écrit) en anglais ce qui n’était pas aisé et il s’est avéré que cette personne que je connaissais seulement depuis peu, vivait la même chose, LE MEME COMBAT ! Je n’étais plus seule.

Quand on est capable de se confier, c’est une grande étape de la guérison et ça montre qu’on est sur le bon chemin. On se sent tellement plus libre et léger après, mon secret ne pesait plus que sur mes épaules. J’avais réussi à en parler. Les mois ont passé, j’ai recommencé mais ce n’était plus pareil. Je n’étais plus addicte. Oui, enfin! C’était derrière moi.

Alors oui, je crois au miracle de Lourdes. Ça m’a sauvé. Je n’étais pas paralysée, ou atteinte d’une maladie incurable, j’étais malade du cœur, de l’âme. Cette expérience douloureuse de ma vie n’est pas encore complétement passée, quand on a vécu des années comme ça, on en garde des séquelles. J’avais perdu la confiance en mon corps. Moi qui aimais tant faire du vélo, du jour au lendemain, j’ai eu l’impression de ne plus être capable alors j’ai arrêté. Moi qui aimais courir, j’ai eu l’impression de ne plus être capable, alors j’ai arrêté. J’ai arrêté tant de choses comme ça…

Je suis retournée une troisième fois à Lourdes et j’ai fait l’expérience des piscines qui m’a libéré de mes dernières chaînes. J’étais libre, enfin! Ça faisait tellement longtemps! En sortant des piscines, je n’arrêtais pas de répéter « je suis libre, je suis libre, je suis liiiiiiiibre ». J’avais envie de le crier au monde entier!


Alors pouvait commencer le processus de reconstruction. Je pouvais enfin regarder les gens dans les yeux sans avoir peur qu’ils découvrent quoi que ce soit. J’ai commencé à me passionner pour le développement personnel et à reprendre confiance en moi petit à petit. Je pensais être un monstre, je détestais mon corps et mon esprit. Mon expérience m’a grandement sensibilisée au bien-être moral et physique. J’essaye de manger toujours plus sainement, de faire des choses, de créer, d’inventer. Bref, je me suis trouvée. J’ai commencé le yoga et le sport qui m’ont véritablement redonné confiance en mon corps. J’ai recommencé le vélo et quand j’ai réalisé que j’en étais capable, vous ne pouvez pas imaginer la sensation de bonheur extrême et d’accomplissement qui s’est emparée de moi. Quand on a vécu si renfermée sur soi-même, quel bonheur de redécouvrir la vraie vie ! Quand il y a un problème maintenant, je le règle. Quand je me sens mal, j’essaye de me sentir mieux. J’écoute davantage mon corps. Je me suis retrouvée face à moi-même, ça forme, ça renforce. On mûrit. La bataille est terriblement dur mais si belle.

De cette expérience douloureuse, je ne veux tirer que le positif :

  • Je peux comprendre ceux qui se battent contre une addiction.
  • J’essaye au maximum de ne pas m’arrêter aux apparences et aux masques.
  • Je suis maintenant profondément liée à mon corps et à son bien-être.
  • J’ai su ce que c’était de ne pas être libre alors maintenant, j’en profite 😉
  • Je développe maintenant mon self-control, et ma confiance en moi.
  • Ma confiance en Dieu et mon amour n’est que plus grand et plus fort.


Alors oui, parfois on se demande pourquoi nous ? Mais j’ai compris. Cette expérience m’a tellement appris et fera toujours partie de moi. Je me suis construite avec et je ne serais pas la personne que je suis aujourd’hui sans elle. Alors pourquoi en avoir parlé lors d’un article ? C’est la cinquième étape.

Alors oui, un dernier point. J’ai mis des années avant de comprendre l’avis de l’Eglise catholique. Je savais que c’était mal parce que ça ME faisait du mal, ça me détruisait. L’Eglise dit que cet acte est mal parce que le plaisir est réservé aux relations conjugales. Au lieu de me dire, je ne dois pas faire ça, j’apprend à me dire, je préfère continuer à lutter parce que je veux préserver ça pour plus tard et que je sais que ça me fait du mal. C’est beaucoup plus facile de s’approprier une règle que de bêtement l’appliquer. Ce n’est que mon avis et mon ressenti, encore une fois. Enfin, il faut fuir la tentation. Si j’ai bien compris une chose, je suis faible dans mon Humanité et il n’y que Dieu qui me rende forte. A ses côtés, je me sens invicible et pleine d’espoir.

Je me sens vidée de tout le négatif en arrivant à la fin de mon histoire : après la honte, il était temps de laisser place à la vérité et à l’honnêteté. J’aurais rêvé qu’on me dise que j’allais y arriver, que je n’étais pas une cause perdue. Je suis là pour vous dire qu’on peut sortir d’une addiction mais seul on ne fait rien, Dieu m’a sauvée et je lui en serais à jamais reconnaissante. Ecrire cet article m’a beaucoup coûté mais était nécessaire pour ma reconstruction. On ne devrait pas avoir honte de son histoire, chaque personne traverse des épreuves mais doit se sentir en confiance afin de les partager au monde si elle en ressent le besoin. On peut tous tirer du positif des expériences de chacun, on doit s’entraider. Les leçons d’aujourd’hui :

  • Préservez l’innoncence des enfants, c’est un trésor.
  • Ne faites pas confiance aux apparences, elles sont souvent trompeuses.
  • Ne jugez pas, vous ne savez pas ce que vivent les gens.
  • Aimez, soyez là pour eux. Parfois, ça suffi.
  • Une addiction, ça se soigne et il y a toujours une lumière à la fin du tunnel!
  • Battez-vous, tombez, Dieu sera toujours là pour vous relever, vous aimer et vous chérir.

Voilà mon histoire. Merci de l’avoir lue jusqu’au bout, vous faites maintenant partie de mon long processus de reconstruction et je vous en remercie profondément.

A très vite,

Emeline.

 

 

LA SCOLARITE ✍ : entre rencontres inoubliables, hiérarchie des Bacs, et choix.


Le gong de la fin de l’année scolaire marque une pause dans ces -déjà- 11 années à l’école. 11 années pleines de rencontres tant au niveau des élèves que des professeurs, d’expériences, de découvertes et parfois, aussi, de déceptions face au milieu éducatif.

Jean Paul II nous a rappelé le rôle de l’école, il a dit « L’éducation est plus qu’un métier, c’est une MISSION, qui consiste à aider chaque personne à reconnaître ce qu’elle a d’irremplaçable et d’unique, afin qu’elle grandisse et s’épanouisse« .

L’école, de la maternelle au lycée devrait être un lieu d’épanouissement. Malheureusement, à mon sens, c’est parfois une cage aux multiples barreaux qui enferment ces oiseaux voulant à tout prix voler de leurs propres ailes.

Mais avant de discuter de tout ça, revenons à ma première année d’école, en grande section.

⇝De cette année ne me restent que les fragrances des jeux dans la maison de poupée, le doux goût de la mangue lors de la journée du goût, qui m’avais pourtant si déplu à l’époque…. Septembre, Octobre, Novembre, Décembre, Janvier, Février, Mars, Avril, Mai, Juin, Juillet, Août, les mois ont défilé à la vitesse de la musique et la rentrée de CP pointait déjà son bout du nez.

⇝Je l’ai attendue tout l’été, courant dans les herbes folles du jardin, insouciante, mon cartable étant déjà prêt depuis longtemps (il n’attendait que de prendre du service) C’est en CP que j’ai rencontré le premier professeur qui me resterait longtemps en mémoire. Cette professeure était d’une gentillesse et d’une passion pour son métier incroyables, résultat : je ne l’ai jamais oubliée. Merci à elle pour m’avoir donné de si bonnes bases!

CE1, et CE2 se sont déroulés au rythme des images, des batailles de neige, poursuite par les garçons rieurs pour un paquet de tic-tac, partagée entre la chorale du vendredi midi avec mes amis et les courses endiablées…

CM1 et CM2 ont marqué mes premiers pas en Bretagne, mes premières incompréhensions face aux différents mots qui changeaient de région en région créant débats où je pensais avoir raison, au rythme des récréations passées à jouer au foot avec les garçons, activité dont je retirais une grande fierté. J’ai rencontré des amis extraordinaires avec qui je suis restée en contact et ces années ont défilé aussi vite que les précédentes…

⇝Puis, le collège est arrivé, et avec lui, la phase si fastidieuse de l’adolescence. Les questionnements se sont multipliés alors qu’avant la vie n’était faite que de jeux insouciants. On devient un individu petit à petit. De mes années collège je retiendrais ma professeure d’histoire-géo avec sa méthode éducative si spéciale. On apprenait et retenait petit à petit mais jamais d’un seul coup. Elle m’a donné envie de creuser le sujet du bien-être, de l’écologie, de la santé avec son mode de vie atypique si sain et si attirant. Puis, est venu le tour de ce professeur de français qui semblait être toujours sur un nuage. Ses pensées devaient s’enchaîner à toute vitesse dans sa tête pour s’arrêter parfois ; moments où il haussait soudainement la voix. La passion, la passion véritable pour son métier l’animait comme la flamme ardente du feu de bois. Tout le monde l’aimait, c’était le professeur qu’on espérait tous avoir. On a fini l’année de troisième avec l’impression de n’avoir rien fait en cours de français et pourtant, nous étions parfaitement prêts pour le Brevet. Apprendre en s’amusant, voilà qui était efficace. Et puis j’oubliais, ce professeur de technologie à l’humour débordant aux multiples jeux de mots qui m’a contaminé (au grand dam de mes amis 😉 ). Ce professeur m’a poussée à chercher le meilleur, la perfection. Il m’a donné envie de prouver à tout le monde que j’étais capable, que je pouvais les étonner, prouver à ceux qui disaient qu’avoir je ne sais combien dans je ne sais quelle matière était impossible. Je dois bien avouer que c’est grâce à lui et au défi qu’il m’avait lancé que j’ai réussi à atteindre 709 points sur 700 au brevet. Tout ça pour vous montrer que c’est POSSIBLE! Quand on a les bonnes personnes qui nous soutiennent et surtout QUI CROIENT EN NOUS, on peut y arriver.

Mark Twain disait « Ils ne savaient pas que c’était impossible, alors ils l’ont fait« .

De tous les professeurs, peu restent dans nos mémoires mais je n’oublierai jamais ce professeur de technologie et ce professeur de français si passionné par sa langue. Le collège m’a confrontée à la vérité qu’on ne peut pas être apprécié par tout le monde. Je remercie ceux qui ont eu le courage de me le faire comprendre même si j’ai mis du temps à l’accepter.

⇝Ces années collège ont donné naissance à ma première année lycée. De celle-ci, trois professeurs m’ont marquée : mes professeurs de latin, d’histoire et de français.

Ne dit-on pas que le plus grand atout d’une école est la personnalité de l’enseignant?

Je crois honnêtement que ce n’est pas du sang que l’on trouve dans leurs veines et artères mais de la passion. Ce sont des personnes comme ça que l’on n’oublie pas, qui nous poussent et nous soutiennent, et surtout : qui nous font CONFIANCE dans nos choix. Ceci nous amenant au deuxième point que je voulais aborder : les choix au travers de la scolarité.


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Les choix font la vie mais certains choix ont plus d’importance que d’autre (enfin, c’est du moins l’étiquette qu’ils ont).

L’école est pleine de cases qui aboutissent à de nombreux choix. La FAMEUSE orientation : être censé savoir ce que l’on veut faire même avant d’avoir 15 ou 16 ans. Et tant bien même, certains de ceux qui savent et veulent poursuivre leur rêve se heurtent à certains enseignants. Aujourd’hui, je parle pour ceux qu’on veut forcer à rentrer dans des cases. Tous ceux à qui on a dit que le Bac Pro était « humiliant« , « dégradant« , « niveau 5ème » et j’en passe…

Ceux à qui on impose ce que semble « juste » aux yeux de la société en essayant de réprimer leur rêve. « Tu es un bon élève, alors pourquoi vas-tu en Bac Pro? Tu vas t’ennuyer, c’est rabaissant le Bac Pro! » Ce type de raisonnement ne devrait même plus avoir lieu aujourd’hui! Pour avoir vu ce genre de réflexions agir sur quelqu’un, je sais à quel point il est dur de continuer et de se battre contre tous.

Walt Disney disait « Tous vos rêves peuvent devenir réalité si vous avez le courage de les poursuivre« !

(Le même qui ait dû aller voir 302 banques pour leur présenter son projet de parc avant qu’il trouve quelqu’un pour le soutenir…)


Aujourd’hui, beaucoup de personnes parlent mais n’appliquent pas leurs belles valeurs. On nous pose souvent cette question « Que veux-tu faire? » Encore faudrait-il qu’on laisse à ceux qui savent, la liberté de choisir.

Une amie m’a raconté qu’une de ses amies avait un fils qui voulait être boulanger mais qui n’avait jamais osé le dire tout haut. Il a fait un Bac scientifique avant d’essayer différentes voies qui ne lui plaisaient pas. Son rêve le poursuit toujours, mais aura t-il le courage un jour de se lancer?

Pourquoi a-t-on créé cette pyramide bac S, ES, L, STMG, Bac Pro? Pourquoi ne pas soutenir quelqu’un en Bac Pro plutôt que le pousser à faire un bac général qui ne l’intéressera pas et qui ne le mènera à rien. Depuis quand certaines sections seraient plus gratifiantes que d’autres, depuis quand certains métiers seraient humiliants?

Il faut de TOUT pour faire un monde.

Vous avez de bons résultats, profitez-en pour choisir une section qui vous plaît! On trace un seul chemin alors qu’il y en existe tellement d’autres. Il faut être heureux de venir tous les jours au lycée et avoir envie d’apprendre. Ceci nous mène vers le troisième point que je voulais aborder : la quête d’un but d’apprentissage. 


Quand on sait pourquoi on vient à l’école, tout devient si simple et enrichissant. J’ai fait un échange Erasmus en Hongrie pendant presque trois mois en début d’année et quand je suis rentrée, j’avais enfin compris pourquoi j’allais à l’école. J’ai commencé à ne plus venir par obligation mais plutôt dans la quête d’apprendre pour développer ma culture et toujours mieux comprendre le monde.

Au lieu de voir les cours comme une corvée, j’ai commencé à les apprécier et mon monde ne tournait plus autour de l’école. J’y allais comme en complément de ma vie avec le blog, mes amis et mes expériences. Je pense sincèrement que c’est un tort de résumer sa vie à l’école. Après la Hongrie, j’avais enfin compris le nombre de choses qu’on pouvait faire en trois mois et j’ai décidé de devenir actrice de ma vie et plus spectatrice.

Agir au lieu de subir.

Alors, je vous conseille d’essayer de réfléchir sur vos motivations, pourquoi vous voulez apprendre, pourquoi vous voulez vous perfectionner? L’école est une chance, il ne faut pas l’oublier et comme tout cadeau, il est normal d’essayer d’en tirer le meilleur.

Nelson Mandela disait « l’éducation est l’arme la plus puissante que l’on ait à disposition pour changer le monde« .


Le développement d’un enfant est beaucoup influencé par l’école et il ne faut pas oublier que « L’enfant a un pouvoir que nous n’avons pas : celui de bâtir l’homme lui-même » comme nous a si bien dit Maria Montessori. Alors même si parfois j’ai eu l’impression que l’école était inutile, et que je reste d’accord avec la citation d’Albert Einstein qui disait « Nous passons au moins 15 ans à l’école et pas une fois on nous apprend la confiance en soi, la passion, et l’amour qui sont les fondements de la vie » j’ai désormais une raison et une envie d’apprendre qui a tout changé.

J’ai compris que l’école ne nous apprendra jamais certaines choses mais que trouver de bons professeurs change tout et peut sauver un élève. L’enseignant a le pouvoir de donner envie d’apprendre, de comprendre, d’expérimenter. Il est bien dommage que parfois, on ait l’impression qu’ils viennent, entrent et ressortent sans vrai échange humain, comme des fantômes ne pensant qu’à leur taux de réussite et pas au bonheur de leurs élèves.

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Bref, me voilà maintenant à l’aube de ma 12ème année de scolarité. J’ai décidé de poursuivre en Bac ES, pas par manque de confiance en moi comme certains professeurs ont dit mais par choix. Par véritable choix après une année à peser le pour, le contre, et à décider de ne pas écouter le monde mais de suivre mon instinct!

Nous ne sommes pas obligés de suivre ce chemin que la société a décrété « parfait ».

Créez-vous votre monde, votre vie avec vos choix. Aimez ce que vous faites et soyez heureux. Je vous laisse avec une dernière citation anonyme que je trouvais inspirante :

« La différence entre l’école et la vie ; à l’école, on t’apprend une leçon puis ensuite viens le test. Dans le vie, on te donne un test qui t’enseigne une leçon« .

Avant de vous quitter, une dernière chose, je voudrais remercier tous ceux qui me soutiennent, dans ma scolarité mais aussi dans ma vie. Merci à mes amis, à tous ces merveilleux professeurs qui ont compris leur pouvoir et leur rôle. Merci, merci, merci. Je leur dois ma réussite. √

A très vite,

Emeline. 

CROYEZ EN VOUS!
ED
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ARRETER DE SE PLAINDRE : C’EST POSSIBLE!

SE PLAINDRE -selon le Larousse en ligne- : « Exprimer sa souffrance, sa peine, son mécontentement, râler, -ou encore- rouspéter« .

⇒Vous vous sentez concernés?

ED

Partout autour de nous, que l’on en soit conscient, ou pas, des gens se plaignent toute la journée et il arrive même, bien souvent, que nous fassions partie de ces personnes. Je suis tombée un jour sur le blog de Guillaume Boute et tout spécialement sur un de ses articles : « J’ai testé le challenge 21 jours sans se plaindre ». -Allez voir son blog (il est super) en cliquant sur le lien! Il présentait ce défi qui impose d’arrêter de se plaindre pour 21 jours. Si vous voulez plus de détails sur ce défi en particulier, comme je le disais, tout est très bien expliqué sur son blog. Tout est d’ailleurs si bien dit, qu’il se peut que…j’aie aussi fait ce défi afin de vous le présenter 😉


21 jours sans se plaindre


  • Jour 1 : -Lundi 28 mai-
  • Je me suis réveillée, le défi bien dans la tête et je pense que j’ai dû me plaindre moins de 5 fois dans la journée. Une plainte peut nous échapper si vite! La plupart du temps, je commençais ma phrase et « ouuuups« . Petit à petit, on commence à tourner 7 fois sa langue dans sa bouche avant de parler et à avoir du recul sur ce qu’on dit et la manière dont on le dit.

 

  • Jour 2 : -Mardi 29 mai-
  • J’ai demandé à mes amis de me donner une légère tape sur le bras quand je me plaignais et ils me soutenaient dans ma démarche, ce qui a facilité les choses! C’est une méthode que je recommande pour son efficacité, d’ailleurs. 

 

  • Jour : 3….4……5………6… On va peut-être s’arrêter là, je vous épargne le reste 😉
  • Les jours ont donc passé et j’ai tout de suite compris quelles étaient les situations dans lesquelles flancher et se plaindre devenait une tentation très forte. La fatigue, le manque de sommeil, les devoirs, le stress ou la météo capricieuse rendaient la tâche un peu plus ardue. On se rapprochait à grand pas de la fin de l’année scolaire et je n’avais plus que les vacances en tête. Petit à petit, il faut apprendre à s’accorder des pauses quand on a un coup de mou, à dormir plus et d’une quantité régulière et à ne pas se plaindre trop. 

 

  • Jour 21 : -Dimanche 17 Juin- C’est le dernier jour du défi, il est d’ailleurs inscrit sur mon agenda à l’aide d’un « DERNIER JOUR, BRAVO! » qui m’apporte le sourire. Aujourd’hui, je n’ai pas pu m’empêcher de me plaindre une fois quand je me suis rendue compte qu’il allait falloir retirer toute la préparation d’une crème chantilly du siphon car nous n’avions pas de cartouches d’air… Et oui, je suis humaine comme vous! 😉 D’ailleurs, si une recette de Baba au rhum vous tente, je viens d’en faire un excellent pour la fête des pères! Même si c’est la fin de ces 21 jours, et donc du défi, je ne compte pas m’arrêter en si bonne progression!

Au cours de ces 21 jours, même si parfois le défi prenait la poussière dans un coin de ma tête, j’ai pu me rendre compte à quel point se plaindre n’apportait rien à part sortir la frustration du moment. Dans ce cas-là, j’ai essayé d’aller rouspèter dans mon coin ou dans ma tête pour ne pas polluer les autres. Alors oui, parfois c’est très dur d’arrêter de souffler et on a l’impression que c’est la seule chose qui peut aider mais dans ces cas-là, faites-le dans votre coin, plaignez-vous un bon coup tout seul avant de repartir avec le sourire et la bonne humeur parce que Dieu vous a accordé une nouvelle journée et qu’il est inutile de gâcher votre temps en vous plaignant sans cesse.

« Heureux sont ceux qui prennent la vie jour après jour, se plaignent très peu, et sont reconnaissants pour les petites choses de la vie ».

Si vous voulez vous plaindre du comportement de quelqu’un, allez le lui dire. Si vous voulez critiquer quelqu’un, imaginez-vous que cette personne est dans la même pièce, je vous assure que vous y repenserez deux fois avant de le faire. Si vous voulez vous plaindre de votre vie pensez à cette citation d’Abraham Lincoln « Celui qui n’a un jour osé changer, n’a pas le droit de se plaindre de la médiocrité de son existence« .

Vous vous plaignez de votre corps que vous comparez sans cesse à ceux des magazines, avez-vous essayé le sport? Et tant bien même, le sport ne remplacera jamais l’estime de soi.  Vous êtes tous magnifiques, arrêtez de vous plaindre de ce que vous n’avez pas, vous êtes en train de respirer, vous vivez, c’est une chance inouïe!

Même si vous ne pourrez pas garder votre sourire tous les jours -croyez-moi, c’est impossible-, si vous ne faites qu’un seul effort pour voir le verre à moitié plein et arrêter de vous plaindre, vous allez voir comme beaucoup de choses vont changer.


Résultat du défi :

Baisse énorme du temps perdu et gâché à me plaindre! √

DONC : Réduction du temps passé tendue, frustrée et mécontente. √

-Augmentation de la positivité. √

 Meilleure Réalisation des objectifs pour une sensation d’accomplissement inouïe. √

-Augmentation du self-control dans la parole et dans la gestion des émotions. √


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Se plaindre n’est qu’une mauvaise habitude et comme toutes ces affreuses habitudes, elle est évidemment difficile à perdre mais PAS IMPOSSIBLE! Loin de là! Tout le temps que j’utilisais à me plaindre me serre maintenant pour remercier.

Remercier Dieu pour cette nouvelle journée et tout ce que j’ai fait, les personnes que j’ai rencontré, les sourires, les leçons, la nature et les couchers de soleil grandioses qui laissent place aux étoiles, espoir d’un jour meilleur dans une nuit paisible, pause dans le tourbillon incessant du monde et de la vie….

Remercier ceux qui me soutiennent dans tout ce que je fais et qui me réconfortent, qui me remettent dans le droit chemin et qui me poussent à aller de l’avant, ceux qui endurent mes plaintes avec patience et qui me forcent à vouloir devenir une meilleure personne. 

Vous remercier, chers lecteurs pour le temps que vous m’accordez en me lisant, et me donnant ainsi l’opportunité de m’exprimer, vous remercier pour tous vos commentaires qui me boostent davantage chaque jour et me relèvent de mes doutes concernant la pertinence de ce blog. 

Remercier mon père en ce jour de fête pour son soutien infaillible sans lequel je vacille. Je ne pourrais jamais assez le remercier pour tout, absolument tout. 


Bonne fête des pères à tous et n’oubliez pas, arrêter de se plaindre c’est POSSIBLE et ça commence aujourd’hui surtout si vous voulez casser tous ces clichés français du petit bonhomme avec son béret, sa baguette sous le bras, de mauvaise humeur et qui se plaint tout le temps : il est grand temps de vous y mettre!

A très vite,

Emeline. 

ED